Méthodologie
Ce site n’est pas un formulaire à devis déguisé. Chaque résultat est accompagné du détail ligne par ligne du calcul et de ses hypothèses, et chaque chiffre utilisé provient d’une source officielle datée. Cette page décrit comment.
Le code et les données sont publics sur GitHub, où vous pouvez vérifier vous-même chaque valeur et chaque formule.
D’où viennent les chiffres
Aucune valeur chiffrée n’est écrite en dur dans le code du site, qu’il s’agisse d’un barème, d’un plafond, d’un taux, d’un seuil, d’un coût de référence ou d’un tarif. Toutes vivent dans une couche de données séparée, où chaque valeur est enveloppée avec, au minimum :
- la valeur elle-même et son unité ;
- un identifiant de source pointant vers un texte officiel enregistré dans un registre central ;
- la date à laquelle un humain a relevé cette valeur à sa source ;
- la date d’entrée en vigueur.
Chaque valeur suit la même hiérarchie. La source est toujours l’acte officiel qui la fixe : loi fiscale cantonale pour un barème, arrêté communal pour un coefficient, ordonnance fédérale pour un plafond. L’outil qui a servi à la relever, module de téléchargement ou notice d’administration, est noté à part comme outil de collecte, et il n’est jamais la source. Vient enfin la vérification, datée, décrite plus bas.
Une valeur est toujours relevée à sa source. On ne la déduit pas, on ne l’estime pas, on ne la recopie pas de mémoire. Si une valeur manque, le calculateur qui en dépend reste bloqué jusqu’à ce qu’elle soit relevée, et il n’est jamais publié avec un chiffre approché.
Les barèmes cantonaux et les coefficients communaux sont relevés dans le module « Rechercher des données de base » du simulateur fiscal de l’Administration fédérale des contributions (AFC). L’AFC en autorise la réutilisation, à condition d’en citer la source et sans garantie. Les résultats de son calculateur, eux, ne sont jamais reproduits et servent uniquement à vérifier nos calculs. Tout résultat qui s’appuie sur ces données porte la mention suivante :
Source : Administration fédérale des contributions (AFC), simulateur fiscal, module « Rechercher des données de base ». Données reproduites sans garantie.
Quelques chiffres ne viennent pas d’une autorité : directives d’autorégulation bancaire, prix indicatifs publiés par une branche ou une association professionnelle. Ils sont toujours signalés comme tels, avec la mention « source non officielle, à titre indicatif », et ne sont jamais présentés comme du droit.
Certaines données sont compilées à la main, commune par commune ou fournisseur par fournisseur, comme les subventions à la rénovation ou les tarifs de reprise de l’électricité solaire. Elles ne sont pas publiées sous forme brute, et seuls les résultats calculés pour votre situation s’affichent. Leur existence n’est pas cachée pour autant. La page Données et sources en donnera l’inventaire (nature, couverture et date de mise à jour, jamais les valeurs) dès qu’un calculateur les utilisera.
Comment nous vérifions
Là où un simulateur officiel existe, il fait autorité et nous ne cherchons pas à le battre. Le moteur fiscal est comparé au calculateur d’impôts de l’Administration fédérale des contributions, sur des cas de référence saisis à la main dans son interface web :
- dix-huit cas de niveau, trois par canton romand (deux personnes seules sans enfant et un couple marié avec un enfant), qui comparent l’impôt cantonal, l’impôt communal, l’impôt fédéral direct et le total ;
- sept cas différentiels, qui comparent une économie d’impôt : le même profil, saisi une seconde fois avec un revenu imposable diminué d’un rachat dans le pilier 3a.
Sur les montants, la tolérance est de 1 %, avec un plancher d’un franc. La taxe personnelle et l’impôt paroissial, eux, doivent être identiques. Sur la pente, c’est-à-dire l’impôt supplémentaire pour 1’000 francs de revenu imposable, la tolérance est d’un demi-point. Ces cas sont rejoués à chaque modification du moteur ou des barèmes, et avant chaque publication. Nous lançons la suite de tests complète avant de verser une version dans la branche publiée, et une version dont un cas sort de la tolérance n’y est pas versée. La publication elle-même rejoue la suite complète et s’interrompt si un cas sort de la tolérance.
Le Valais n’est couvert qu’en partie. Le moteur ne reproduit pas encore l’abattement accordé aux couples mariés et aux familles monoparentales. Il ne calcule donc que pour les personnes seules sans enfant, et seulement dans les communes dont l’indexation du barème communal a été relevée (Sion). Pour les autres situations, il ne rend aucun résultat et renvoie à la calculette officielle du canton. Le cas de référence valaisan d’un couple marié avec enfant est conservé : il vérifie que le moteur refuse bien de calculer.
Ces cas de référence ne sont pas publiés. L’AFC autorise la réutilisation de ses données de base, mais les résultats de son calculateur ne sont pas des données ouvertes et ne se consultent que par son interface web. Ils sont conservés dans un dépôt privé et servent uniquement à tester nos calculs.
Le moteur fiscal
Nous ne publions pas de simulateur d’impôt cantonal : les simulateurs officiels sont gratuits et font autorité. Le moteur fiscal sert les calculateurs de prévoyance et de logement, qui ont besoin de savoir ce que coûte ou rapporte une décision.
Deux revenus imposables, pas un. La loi sur l’harmonisation des impôts directs laisse aux cantons les barèmes, les taux et les montants des déductions ; l’impôt fédéral direct applique ses propres déductions. Un même revenu net donne donc un revenu imposable cantonal et un revenu imposable fédéral différents, chacun taxé par son barème. Les calculateurs vous demandent les deux, tels qu’ils figurent sur votre décision de taxation.
Trois étages. Le revenu imposable cantonal passe par le barème cantonal, qui donne l’impôt cantonal de base. Cet impôt de base est multiplié par le coefficient cantonal, puis par le coefficient communal et, le cas échéant, paroissial. Le revenu imposable fédéral passe par le barème de l’impôt fédéral direct. S’y ajoutent la taxe personnelle forfaitaire là où elle existe, et les corrections cantonales datées, comme la réduction annuelle de l’impôt cantonal de base vaudois. Les arrondis officiels sont reproduits, et chaque arrondi apparaît dans le détail du calcul. Certaines étapes arrondissent ainsi le revenu à la centaine de francs inférieure.
Deux familles de barèmes. Un barème par tranches applique à chaque tranche son taux marginal ; un barème à taux moyen lit un taux à la hauteur du revenu et l’applique au revenu entier. Voici les barèmes de l’année tels que nous les avons relevés, table par table :
| Canton | Revenu | Fortune |
|---|---|---|
| Vaud | par tranches, chaque tranche à son taux marginal | par tranches, chaque tranche à son taux marginal |
| Genève | par tranches, chaque tranche à son taux marginal | par tranches, chaque tranche à son taux marginal |
| Valais | taux moyen interpolé entre les lignes du barème, appliqué au montant entiercommune : taux moyen interpolé entre les lignes du barème, appliqué au montant entier | par tranches, chaque tranche à son taux marginal |
| Fribourg | taux moyen interpolé entre les lignes du barème, appliqué au montant entier | par tranches, chaque tranche à son taux marginal |
| Neuchâtel | par tranches, chaque tranche à son taux marginal | par tranches, chaque tranche à son taux marginal |
| Jura | par tranches, chaque tranche à son taux marginal | par tranches, chaque tranche à son taux marginal |
Le quotient familial vaudois n’est pas un splitting. Un splitting divise le revenu des époux par un diviseur fixe pour lire le taux. À Vaud, le revenu imposable est divisé par un nombre de parts qui dépend de toute la famille. Ce diviseur vaut 1 pour une personne seule, 1,8 pour des époux, 1,3 pour un parent seul, plus 0,5 par enfant. Le taux lu sur ce quotient s’applique ensuite au revenu entier, et la réduction obtenue grâce aux parts d’enfants est plafonnée. Comme le quotient est arrondi, le revenu qui détermine le taux avance par marches : c’est pourquoi la pente se mesure sur 1’000 francs, et non sur 100.
Les communes valaisannes ont leur propre barème. Ailleurs en Suisse romande, l’impôt communal est un coefficient appliqué à l’impôt cantonal de base. En Valais, chaque commune applique le barème communal, adapté par son propre coefficient d’indexation, puis son coefficient communal : l’impôt communal ne se déduit pas de l’impôt cantonal.
Ce que le moteur ne couvre pas. L’impôt à la source, les prestations en capital, les gains immobiliers et, en Valais, les situations décrites plus haut. Chaque calculateur annonce son périmètre avant la saisie, avec une alternative pour les cas qu’il ne traite pas.
Estimation depuis le salaire brut
Quand vous ne connaissez pas votre revenu imposable, il peut être estimé depuis votre salaire brut. Du salaire, on retranche d’abord les cotisations AVS, AI et APG. Viennent ensuite celles de l’assurance-chômage et de l’assurance-accidents non professionnelle, ces deux dernières jusqu’au gain maximal assuré, puis la cotisation à la prévoyance professionnelle. Ce qui reste est le revenu net du travail. La Confédération et le canton en retranchent ensuite, chacun selon ses propres règles et plafonds, les frais professionnels forfaitaires, les primes d’assurance, les déductions pour enfants, pour couple et pour double revenu. Le résultat est une estimation, signalée comme telle.
Ce qui relève d’une hypothèse. Reportez la cotisation LPP de votre fiche de salaire. Par défaut, le calcul retient le minimum légal, soit la moitié de la bonification de vieillesse de l’art. 16 LPP sur le salaire coordonné. Ce minimum est souvent dépassé, surtout pour les salaires élevés (au-delà de 90’720 CHF), car le salaire coordonné légal s’arrête là alors que beaucoup de caisses assurent davantage. Les primes d’assurance maladie et accidents valent par défaut la prime moyenne de votre canton pour l’assurance obligatoire des soins, accident comprise. Cette prime, fixée par le Département fédéral de l’intérieur, s’entend par adulte et par enfant (région de primes 1 dans les cantons qui en ont plusieurs). Remplacez-la par le montant de vos polices. La prime de l’assurance-accidents non professionnelle est nulle par défaut ; reportez le taux de votre fiche de salaire. Chaque valeur par défaut reste modifiable et figure comme hypothèse dans le détail du calcul. Aucuns frais de transport, de repas ni de garde ne sont déduits, et les frais professionnels forfaitaires supposent une activité à plein temps sur toute l’année.
Pour le rachat 3a. L’estimateur ne déduit aucune cotisation 3a. Le rachat supposant la cotisation ordinaire de l’année versée, le calculateur de rachat la retranche des deux revenus imposables estimés. Pour un couple, il n’en retranche qu’une, celle de la personne qui rachète : si votre conjoint verse aussi au 3a, saisissez directement votre revenu imposable.
Prévoyance
Rachat dans le pilier 3a
Depuis la modification de l’ordonnance sur la prévoyance individuelle liée (OPP 3), une année où vous n’avez pas versé la cotisation maximale au pilier 3a laisse une lacune que vous pouvez combler plus tard. Les lacunes rachetables commencent en 2025 ; chacune peut être rachetée pendant les 10 années qui suivent. Le total des rachats d’une même année est plafonné à la « petite » cotisation de cette année (7’258 CHF en 2026), quel que soit le nombre de lacunes comblées. Il faut un revenu soumis à l’AVS l’année de la lacune et l’année du rachat, et la cotisation de l’année du rachat doit être versée entièrement. Une année ne se rachète qu’une fois : une lacune comblée en partie ne peut plus être complétée. La limite d’âge n’est pas examinée par le calculateur.
Répartition par années entières. Comme une lacune entamée est perdue pour le solde, le calculateur ne propose jamais d’en entamer une qui pourrait encore attendre. L’année dont le délai expire l’année du rachat passe d’abord, entière si elle tient sous le plafond, sinon jusqu’au plafond : son solde serait perdu de toute façon. Le plafond restant va à l’ensemble d’années entières dont la somme est la plus élevée et, à égalité, aux années qui expirent le plus tôt. Les autres restent rachetables jusqu’à leur dernière année.
Une économie par différence de deux impôts. L’économie affichée est l’impôt calculé sur votre situation moins l’impôt calculé avec les deux revenus imposables, cantonal et fédéral, diminués du rachat. Elle ne s’obtient jamais en multipliant un taux marginal par le montant du rachat. Une déduction de plusieurs milliers de francs peut franchir une limite de barème, ou une marche du quotient familial, ce qu’un taux marginal ne voit pas. Chaque composante de l’impôt est arrondie au franc, et l’économie est la différence des totaux affichés. L’impôt sur la fortune, que le rachat ne change pas, n’est pas calculé.
Économie d’impôt d’un versement 3a
Un plafond selon l’affiliation, pas selon le statut. Le statut de salarié ou d’indépendant ne joue aucun rôle ; seule compte l’affiliation à un 2e pilier (art. 7 al. 1 OPP 3). Une personne affiliée à une caisse de pension, à titre obligatoire ou facultatif, déduit au plus la « petite » cotisation (7’258 CHF en 2026). Une personne sans caisse de pension déduit au plus 20 % du revenu de son activité lucrative, sans dépasser la « grande » cotisation (36’288 CHF). Après l’âge de référence, une personne qui touche une rente de sa caisse n’est plus affiliée si elle n’y est plus assurée, et l’est toujours si elle y reste assurée, même sans cotiser (circulaire AFC n° 18a, ch. 5.7 f). L’excédent versé au-delà du plafond n’est pas déductible et doit être remboursé par la fondation (ch. 9.1). Le calculateur ne retient donc que le plafond.
Le revenu de l’activité lucrative. Pour une personne sans caisse de pension, c’est le revenu défini par la circulaire AFC n° 18a, ch. 5.5. Pour un salarié, il s’agit du salaire brut moins les cotisations AVS, AI, APG et AC. Pour un indépendant, du résultat après rectifications fiscales, moins les cotisations AVS, AI et APG. Un résultat nul ou négatif ne donne droit à aucune déduction.
Des conditions personnelles. La déduction exige un revenu soumis à l’AVS l’année du versement, y compris un revenu de remplacement comme les indemnités de chômage (circulaire AFC n° 18a, ch. 3). Après l’âge de référence AVS, elle reste possible pendant cinq ans au plus, à condition d’exercer encore une activité lucrative (art. 7 al. 3 OPP 3 ; circulaire AFC n° 18a, ch. 3). Dans un couple marié ou lié par un partenariat enregistré, chacun a sa propre déduction, selon sa propre affiliation et ses propres conditions (art. 7 al. 2 OPP 3). Celui qui ne les remplit pas n’a pas de déduction, l’autre garde la sienne, et l’économie porte sur leur somme. Le versement doit être crédité sur le compte ou la police 3a au plus tard le 31 décembre (ch. 5.1). L’année où l’activité cesse, la cotisation entière reste déductible si elle est versée avant la fin de l’activité (art. 7 al. 4 OPP 3 ; ch. 5.7 e).
Le même calcul que pour le rachat. L’économie est l’impôt calculé sur votre situation moins l’impôt calculé avec les deux revenus imposables, cantonal et fédéral, diminués de la déduction, et jamais un taux marginal multiplié par le versement. Les revenus imposables saisis s’entendent avant cette déduction, et l’impôt sur la fortune ne change pas. Le calculateur affiche aussi l’économie rapportée au montant déduit : c’est un résultat, pas une méthode de calcul.
Ce que le calculateur ne couvre pas. Six cas restent hors de son champ.
- Le rachat de lacunes, qui relève du calculateur de rachat rétroactif pour les personnes affiliées et, pour les autres, de leur fondation ou de leur assurance 3a.
- L’imposition du capital à son retrait, rappelée avec chaque résultat.
- Les personnes imposées à la source.
- Le passage d’une activité salariée à une activité indépendante, ou l’inverse, en cours d’année (circulaire AFC n° 18a, ch. 5.7 g).
- Les ménages hors du périmètre du moteur fiscal, qui reçoivent un lien vers la calculette officielle de leur canton.
- Le rendement du placement, et la comparaison entre banque et assurance.
Rachat dans la caisse de pension (LPP)
Ce que calcule le calculateur. Il s’adresse à une personne affiliée à une caisse de pension, salariée ou indépendante affiliée à titre facultatif, car seule compte l’affiliation, pas le statut (art. 4 et 44 LPP). Le potentiel saisi doit tenir compte des réductions prévues par l’OPP 2 (art. 60a al. 2 à 4 et art. 60b). Comme le montant du certificat de prévoyance n’en tient pas toujours compte, il se fait confirmer par la caisse, en lui déclarant ces avoirs. Le rachat est intégralement déductible du revenu imposable cantonal et fédéral de l’année du versement (art. 33 al. 1 let. d LIFD ; art. 9 al. 2 let. d LHID ; art. 81 al. 2 LPP). Le calcul est refusé, avec son motif, si le montant envisagé dépasse le potentiel (art. 79b al. 1 LPP). Il l’est aussi si un versement anticipé pour la propriété du logement n’est pas remboursé (art. 79b al. 3 LPP). Dans ce second cas, le règlement de la caisse peut admettre une exception lorsque le remboursement n’est plus admis (art. 30d al. 3 let. a LPP ; art. 60d OPP 2), à vérifier auprès d’elle.
Une économie par différence de deux impôts. L’économie est l’impôt total calculé sans rachat moins l’impôt total calculé avec les deux revenus imposables, cantonal et fédéral, diminués du rachat. Chaque ligne (cantonal, communal, fédéral) est arrondie au franc avant l’addition. Le taux marginal n’est jamais utilisé : il surestime l’économie des gros rachats. Le calculateur ne fait pas descendre le revenu imposable sous zéro et ne compte aucune économie pour la part du rachat qui le dépasse, et le résultat signale cette part.
L’échelonnement et ses hypothèses. Le calculateur compare le rachat en une fois à sa répartition en tranches égales sur 2 à 5 années successives, et affiche pour chaque scénario l’économie totale et l’écart avec le rachat en une fois. Le revenu imposable et les barèmes de l’année de calcul (2026) sont supposés constants sur toute la période, et le potentiel reste disponible jusqu’à la dernière tranche. Les barèmes étant progressifs, répartir un gros rachat garde souvent chaque déduction dans des tranches plus imposées. Mais chaque versement fait courir son propre délai de blocage : échelonner ses rachats repousse la date du premier retrait en capital possible (art. 79b al. 3 LPP).
Le délai de blocage et sa portée fiscale. Pendant 3 ans après un rachat, les prestations qui en résultent ne peuvent pas être versées en capital (art. 79b al. 3 LPP). En droit fiscal, l’interdiction est plus large : en principe, tout versement en capital dans les 3 ans est réputé abusif, et le rachat n’est pas déductible, sans autre examen (ATF 142 II 399 consid. 4.1). Selon la pratique fiscale, le retrait compte quel que soit son motif et quelle que soit l’institution qui verse le capital. Respecter le délai n’exclut pas un contrôle pour évasion fiscale (même arrêt, consid. 4.1). Si une année de retrait est saisie, chaque tranche reçoit une classe. Elle est compatible si au moins 4 années séparent le rachat du retrait, à vérifier jour pour jour si l’écart est de 3 années, et dans le délai s’il est de 2 années ou moins. Dans ce dernier cas, la déduction de cette tranche serait refusée (ATF 142 II 399 consid. 4.1). Le calcul raisonne en années civiles ; le délai se compte à partir de la date de chaque versement.
Le rachat après un divorce. Un rachat consécutif à un divorce ou à la dissolution d’un partenariat enregistré reste déductible comme tout rachat (art. 33 al. 1 let. d LIFD ; art. 9 al. 2 let. d LHID). Le délai de blocage ne s’applique pas (art. 79b al. 4 LPP), mais la déduction est refusée en cas d’évasion fiscale (ATF 142 II 399 consid. 4). Le calculateur ne traite que le rachat facultatif ordinaire.
Primauté des prestations. Les règles de déduction ne font aucune différence selon le mode de calcul de la caisse (art. 33 al. 1 let. d LIFD ; art. 9 al. 2 let. d LHID). L’économie d’impôt affichée reste donc valable. Ce que le rachat change à la rente, en revanche, ne se lit qu’auprès de la caisse. Le calculateur l’affiche comme un avertissement, pas comme une exclusion.
Le point mort, reporté. Les prestations issues du rachat seront imposées à leur versement. En capital, elles le sont séparément du reste du revenu (art. 38 LIFD ; art. 11 al. 3 LHID). En rente, elles s’ajoutent au revenu de chaque année (art. 22 al. 1 LIFD ; art. 7 al. 1 LHID). L’économie affichée n’est donc pas un gain net. Le point mort entre l’économie d’aujourd’hui et l’impôt au retrait dépend des barèmes de l’impôt sur les prestations en capital ; il sera ajouté avec le calculateur du retrait en capital LPP/3a, en préparation.
Sources rattachées aux calculateurs de prévoyance ; l’ensemble des sources, moteur fiscal compris, figure sur la page Données et sources :
- Loi sur l'impôt fédéral direct, RS 642.11, art. 22 al. 1 (revenus de la prévoyance professionnelle imposables), art. 33 et 35 (déductions), dont art. 33 al. 1 let. d (déduction du rachat LPP) et let. e (déduction des cotisations au pilier 3a), art. 36 (barème IFD), art. 36 al. 3 (montant minimal perçu), art. 38 (prestations en capital), vérifiée le
- « Le troisième pilier », plafonds des cotisations au pilier 3a, OPP 3 art. 7 al. 1 let. a (« petite » cotisation) et let. b (« grande » cotisation), vérifiée le
- Ordonnance sur les déductions admises fiscalement pour les cotisations versées à des formes reconnues de prévoyance (OPP 3), RS 831.461.3, art. 7 al. 1 let. a et b (plafonds annuels, en pour-cent du montant-limite supérieur de l'art. 8 al. 1 LPP) · art. 7a (rachat : dix années précédentes, plafond total de 8 % du montant-limite par année de rachat, un seul rachat par année de lacune) · art. 7b (demande de rachat) · disposition transitoire de la modification du 6 novembre 2024 (lacunes antérieures au 1er janvier 2025 non rachetables), vérifiée le
- Vue d'ensemble des montants valables à partir du 1er janvier 2027, OPP 3 art. 7 al. 1 let. a et b ; art. 8 al. 1 LPP (montant-limite supérieur), vérifiée le
- Loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (LPP), RS 831.40, art. 2 al. 1 et art. 7 al. 1 (seuil d'entrée), art. 8 al. 1 et 2 (salaire coordonné), art. 16 (bonifications de vieillesse), art. 4 et 44 (indépendants), art. 30d al. 3 let. a (versement anticipé logement : exception), art. 65d (découvert de l'institution), art. 79b al. 1 à 4 (rachat ; al. 3 : délai de blocage et versement anticipé logement), art. 81 al. 2 (déduction) ; montants adaptés selon l'art. 5 OPP 2 (modification du 28.08.2024, RO 2024 469), vérifiée le
- Circulaire n° 18a, « Traitement fiscal des cotisations et des prestations du pilier 3a », Circulaire AFC n° 18a du 22 décembre 2025, 1-018a-DV-2025-f, ch. 3, 5.1, 5.5, 5.6, 5.7 e à g et 9.1, vérifiée le
Sources des règles :
- ATF 142 II 399, arrêts 2C_966/2015 et 2C_967/2015 du 18.07.2016, consid. 3.3.5, 4.1 et 4.2 à 4.4, vérifiée le
- Loi sur l'harmonisation des impôts directs, RS 642.14, art. 1 al. 3 et art. 9, dont art. 9 al. 2 let. d (déduction du rachat LPP) et let. e (déduction des cotisations au pilier 3a) ; art. 7 al. 1 (prestations de prévoyance professionnelle imposables) ; art. 11 al. 3 (prestations en capital de la prévoyance imposées séparément), vérifiée le
- Ordonnance sur la prévoyance professionnelle (OPP 2), RS 831.441.1, état le 01.08.2026, art. 60a al. 2, 3 et 4 et art. 60b (limites du potentiel de rachat), art. 60d (versement anticipé logement : exception, si le règlement l'admet), vérifiée le
Politique de mise à jour
La couche de données porte une dette de fraîcheur, et cette dette est publique : la page Données et sources liste chaque valeur, sa date de vérification et l’échéance de sa prochaine relecture, triées par urgence.
- Un test de build échoue si une valeur n’a pas été re-vérifiée à sa source depuis plus de douze mois. Afficher un chiffre périmé avec assurance serait le seul défaut fatal du site ; le build refuse donc de passer.
- Chaque 1er janvier, les barèmes fédéraux de l’année sont dupliqués pour l’année suivante, toutes les dates de vérification sont remises à zéro et la liste des valeurs à re-contrôler est produite.
- Les révisions cantonales et communales sont suivies au fil des publications officielles, selon la cadence propre à chaque source.
Politique de correction d’erreur
Une erreur peut porter sur une valeur relevée, sur une formule ou sur une hypothèse. Dans les trois cas :
- toute erreur signalée sur une valeur officielle est corrigée sous 48 heures ;
- la correction est publiée avec sa date, et la valeur ou la formule concernée est re-vérifiée à sa source officielle ;
- si une valeur erronée a pu fausser un résultat, les calculateurs concernés le signalent le temps que la correction soit vérifiée ;
- les corrections sont consignées, de sorte qu’on puisse toujours savoir ce qui a changé et quand.
Pour signaler une erreur : ouvrez une issue sur GitHub ou écrivez à contact@calculateurs.ch.
Les trois niveaux d’avertissement
Un calculateur annonce ses limites avant la saisie, jamais après. Trois niveaux se superposent, du plus général au plus spécifique.
Niveau 1 : avertissement général du site
Présent sur chaque calculateur : le résultat est une estimation indicative fondée sur des barèmes officiels datés. Il ne remplace ni une décision de taxation, ni l’avis d’un professionnel tenant compte de votre situation complète.
Niveau 2 : périmètre déclaré du calculateur
Une ligne de périmètre, au-dessus de chaque formulaire, indique pour qui le calculateur est fait. Elle renvoie au détail « Ce que ce calcul suppose », qui précise ce que le calculateur ne couvre pas, avec un lien vers une alternative, et les hypothèses qu’il retient. Toute exclusion qui s’applique à votre saisie s’affiche en outre dans la carte du résultat, au moment où la saisie la déclenche.
Niveau 3 : avertissement renforcé
Certains calculateurs portent sur une décision difficilement réversible, comme un retrait en capital du 2e pilier. Un encart distinct y rappelle que la décision est durable et invite explicitement à consulter un conseiller avant d’agir.